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La Roque sur Pernes
Des vestiges de l'âge de pierre et du bronze prouvent que ce village planté
dans le roc fut habité depuis les temps les plus anciens.

Lorsqu'en 1274 tout le Comtat fut cédé à la papauté, il fut inféodé à divers
Seigneurs, la plupart italiens. Comme pour ses voisins, son rattachement
à la France date de 1792. Son château du XIe restauré à diverses époques
le domine (il ne se visite pas).



A Visiter

L'Eglise Saint Pierre et Paul (XIème siècle), agrandie au XIVème siècle,
citées sur les chartres de l'Abbaye Saint Victor de Marseille (demander la clef à la Mairie).

L'ancien Lavoir de la Fontvieille

La Fontaine de Renard sur la Place.

L'ancien Moulin à huile.

La rue du Château restaurée avec ses calades.

A 2 km en direction de Saumane, d'anciennes Bories
dont la plus grande (3 pièces) recensée à ce jour.

Village ressuscité

Comme tous les villages perchés, La Roque sur Pernes vit ses habitants l’abandonner dès la fin du XIXème siècle.
Ce dépeuplement s’accéléra encore après les guerres de 1914 et 1939 au point qu’en 1950 les Roquerois n’étaient
plus que quelques dizaines…

C’est alors qu’il fut sauvé pars les Banatais ! Qui étaient les Banatais ?

Les habitants du Banat, une vaste région marécageuse reprise aux Ottomans par l’Autriche en 1718. Son gouverneur,
le Comte de Mercy, d’origine Lorraine fit venir des centaines de colons d’origine Alsacienne et Lorraine qui asséchèrent
les terres et construisirent 150 villages dont plusieurs portent ainsi des noms français. Après la première guerre mondiale
le Banat fut partagé entre la Hongrie, la Roumanie et la Yougoslavie. La seconde guerre mondiale anéantit presque totalement
la population banataise, bombardée, assassinée, déportée. Quelques dizaines de milliers seulement (sur près de 500.000)
purent après 1945 se réfugier vers des lieux relativement hospitaliers. C’est alors qu’intervient Jean Lamesfeld, banatais
d’origine, devenu Ministre des finances en Roumanie.

Il intervient auprès de Robert Schumann, Président du Conseil pour qu’il facilite l’accueil des réfugiés Banatais en France.

10.000 d’entre eux sont accueillis triomphalement à Colmar. Lamesfeld ne s’arrête pas là, connaissant la situation
de La Roque, village abandonné, il imagine d’y faire venir des Banatais. Aidé par le Maire de La Roque, Edouard Delebecque,
et par Jacques Boissier, Préfet du Vaucluse, il permet à quelques familles (dix-huit de 1950 à 1960) de s’y installer
et elles le ressuscitèrent comme leurs ancêtres avaient transformé le Banat (La Roque compte actuellement 460 habitants).

Un tryptique, à l’intérieur de l’Eglise rappelle leur dramatique épopée.

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